notions de base pour la vidéo: définition, fréquence d’images, entrelacement, codecs et codage des pixels

Voici quelques notions essentielles pour appréhender la manipulation des fichiers vidéos et des logiciels de montage.

Définition de l’image

Il s’agit de la taille de l’image en pixels, largeur et hauteur.

definition

Quelques repères:
la norme actuelle est une définition d’image HD qui peut être 1080 pixels de large et 720 de hauteur, ou encore 1440 de large et 1080 de hauteur.
Juste au dessus, avec 1920 x 1080, on parle de Full HD (les disques Blue ray et les téléviseurs avec connexion HDMI ont aussi une définition d’image Full HD).

L’ancienne norme pour la définition d’image en vidéo était SD (Standard Definition) et pouvait aller jusqu’à une définition maximum de 768 x 576 pixels. Les normes PAL et DVD ont des définitions SD par exemple.
On y retrouve aussi la norme DV dont la définition est de 720 x 576 pixels.

La fréquence des images (FPS)

A l’époque des télés cathodiques, la fréquence du courant électrique définissait directement le nombre d’images maximum qu’on pouvait afficher. En France avec le courant EDF à 50 Hertz, les téléviseurs affichaient 25 images par secondes (50 divisé par 2). La norme PAL européenne est à 25 images par seconde.

Aux Etats-Unis et au Japon où le courant électrique a une fréquence de 60 hertz, la norme est à 30 image par secondes (60 divisé par 2). La norme vidéo américaine NTSC est à 30 images par secondes.

En vidéo vous retrouverez cette notion de nombre d’images par secondes sous l’appellation anglaise FPS (frame per second), mais avec le numérique et les écrans LCD on peut facilement s’affranchir des anciennes normes PAL ou NTSC. Les camescopes numériques HD filmeront généralement en 30 images par seconde, mais vous pouvez très bien exporter ensuite vos montages vidéos en 25 images par secondes si vous le souhaitez. Certains camescopes grand public vont jusqu’à 50 ou 60 images par secondes. Sachez que plus le nombre d’images est grand, plus l’image est fluide et agréable pour l’oeil, mais plus les fichiers sont lourds. Et à partir de 50 images par secondes vous pouvez faire de jolis ralentis qui ne seront pas saccadés.

L’entrelacement

Les images vidéo peuvent être dans un mode entrelacé ou progressif, qui est généralement noté par un « i » (« interlace », entrelacé) ou un « p » (progressive) comme ceci: 1080×720i ou 1080×720p

Interlaced_video_frame_(car_wheel)
Arrêt sur image d’une vidéo entrelacé (image Wikipedia)

Cette notion est encore hérité des téléviseurs cathodiques et n’a plus la même importance pour l’usage numérique, mais lorsque vous regardez une vidéo entrelacée sur un écran non cathodique vous avez la désagréable surprise de voir apparaitre des bandes horizontales sur les images de mouvements rapides. Pour éviter cela vous devez donc désentrelacer les vidéos qui composent votre montage en choisissant le mode correspondant lors de l’exportation (progressif correspond à désentrelacé).

Les codecs

Plusieurs fichiers vidéo différents peuvent avoir la même extension (exemple .avi ou .mts) mais utiliser des codecs différents. C’est que le format est un conteneur à l’intérieur duquel on trouve un flux vidéo et un flux audio, chacun pouvant être codé avec de nombreux programmes de compression qui n’ont pas les même qualités.

format

Pour tout souci de compatibilité et de qualité de rendu vous devez donc vous renseignez sur les codecs que vous utilisez dans vos vidéos: il en existe des propriétaires (peuvent poser des problèmes de compatibilité), et des libres, et ils peuvent être plus ou moins répandus et donc plus ou moins faciles à lire sur des lecteurs DVD, des baladeur numériques ou des ordinateurs qui ne savent pas forcément les décoder, à moins d’installer les codecs manquants, si l’appareil en question le permet.

Quelques codecs vidéo courants sont H264, DivX, Xvid, MPEG-4, MPEG-2 etc.
Pour le son WAV, MP3, MPEG-2

Le codage couleur des pixels

(Vous n’aurez sans doute jamais besoin de changer ces paramètres)
Avec la vidéo, analogique à l’origine, le codage le plus courant des pixels est YUV, qui définit 2 paramètres pour afficher un pixel, la luminance et la chrominance. Luminance gère le niveau de lumière, et chrominance le niveau de couleur rouge et bleu, le vert étant calculé par déduction.

RGB est un autre format de codage des pixels qui utilise simplement les 3 couleurs primaires (RVB en français, Rouge Vert Bleu) mais correspond surtout à la visualition d’images sur des ordinateurs ou des écrans CRT, LCD, plasma…

Barn-yuv
Les composantes d’une image au format de pixel YUV (image Wikipedia)
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s